SOUGERES Commune associée

 

 

Sougères sur Sinotte

 

Sougères, aujourd’hui associé à Monéteau, ne fut commune que pendant la durée d’un siècle 1870 à 1972. Auparavant Sougères dépendait de Gurgy, qui vu l’étendue de son territoire ne pouvait  subvenir à tous les besoins de ce hameau excentré ! Alors fut évoquée la dissolution entre Gurgy et le hameau  puis la mutation de ce dernier au rang des communes. Hippolyte Ribière alors préfet de l’Yonne fit aboutir le projet. 

Au sortir de la guerre de 1870  on y dénombrait 70 chevaux, ânes et mulets. Les communaux étaient alors morcelées et chaque famille y jardinait une parcelle. En 1945 on comptait encore quinze agriculteurs, aujourd’hui il n’en reste que deux…. Mais si L’activité dominante de cette commune rurale était l’agriculture, bon nombre de métiers sédentaires ou ambulants y étaient pratiqués.

Au début du siècle dernier, Sougères avait son maréchal-ferrant rue des marronniers (à coté de l’école), et son cerclier. Les cercles étaient faits à partir de jeunes taillis de châtaigner et étaient livrés aux tonneliers de l’auxerrois. Cet artisan était à d’autres moments coiffeur et barbier. Un autre homme, terrassier à l’exploitation de sable de Pien et sans formation particulière coupait également les cheveux sur la commune, Il y avait  également une épicerie-café et un atelier de couture qui besognait dans la maison « Fournier » face au monument aux morts. Le Moulin, qui se situait vers le foyer communal  était alimenté par un bief du rû de Sinotte. Les habitants y apportaient leur blé et revenaient chercher farine et produits dérivés. Le  moulin a cessé son activité en 1908. Côté activité, hormis les agriculteurs, il y avait beaucoup de familles de bûcherons et la carrière de Pien employait 15 à 20 personnes en permanence. Une carrière ou l’on exploitait le sable de fonderie (sablon) à destination des usines Peugeot, (Belfort ou Sochaux), l’usine de radiateurs de Montereau, celle de candélabres à Tonnerre ou encore de machines à bois d’Auxerre.

Dès la sortie de l’école , à l’age de 14 ans, les jeunes gens étaient embauchés pour graisser les wagonnets et approvisionner en boisson fraîche les carriers qui avaient un travail physique contraignant et déshydratant , Tout le travail de la carrière se faisait à la pelle, la pioche  et aux explosifs . Le chemin de fer « Decauville » était chargé à la main sur les lieux d’exploitation, la rame était tirée par un mulet puis bennée directement dans les trains. Avant l’arrêt complet de l’exploitation on y déshydratait le sablon et l’ensachait pour l’expédier outre mer … C’était la période du plein emploi… c’était avant le Centre d’Enfouissement Technique.

 Face à la carrière, la maison du « Petit Pien » qui fut inaugurée en 1933. L’établissement a été créé à l’emplacement d’une ferme. Initialement maison de repos destinée aux employés de banque de la région parisienne, Il dépend de la caisse d’assurance maladie d’île de France depuis la mise en place des services de la sécurité sociale.

L’école qui fut  construite en 1871, est restée à l’identique.  L’ école était mixte qui accueillait les enfants de 4 à 14 ans. Chauffée au bois, ce sont les élèves qui approvisionnaient le calorifère en combustible, lequel était stocké dans le bûcher qui se trouvait à la place du préau actuel. Les enfants assuraient également l’entretien et le ménage de leur école, et leur «  tiers temps pédagogique »  se résumait au jardinage. Chacun avait son carré de jardin séparé  de la cour d’école par une haie de charmille.

 

L’église dédiée à Saint Laurent fut construite en 1854  

 

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Au début du siècle dernier on dénombrait 250 habitants, ces dernières années, la population de Sougères a augmenté pour passer à 474. Le finage de Sougères compte 673 ha depuis que le hameau des « Guenelles » fut rattaché à Monéteau en 1968. Ce qui semblait être la solution la plus rationnelle pour que les habitants de ce quartier bénéficient de l’éclairage public et de l’enlèvement des ordures ménagères. Auparavant, Monéteau  s’étendait  jusqu’au château de Bicêtre à l’entrée de Sougères.

 Le Sougères d’alors avait  troqué 17 habitants contre 70 hectares de bois….  

Les deux communes Monéteau et Sougères sur Sinotte se sont associées en 1972.

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