Aprés la canicule... un hiver glacial

En  février 2012, nous avons vécu une semaine de froid qualifié d’intense dans tous les médias……… serait-ce exceptionnel ?
 

Froid intense 

L’hiver 1608 fut l’un des plus froids que l’on ait connu de mémoire d’homme, puis vint l’hiver 1658 avec un froid des plus rigoureux. En  1788,  la ville d’Auxerre disparaît sous la neige pendant deux mois. En 1879, les arbres fruitiers sont gelés et le vin se débite à la scie. En 1900 on relève 59 jours de gelée puis ce furent 1929,1938, 1940, 41 42 47…. Une succession d’hivers longs et rigoureux. Mais ce fut à n’en point douter l’hiver 1709 l’hiver le plus terrible. Dés les premiers jours de janvier une brise froide et violente pénétrait dans les maisons les mieux isolées. La rivière était complètement prise, les moulins cessaient de tourner et les mendiants parcouraient la ville réclamant secours
Pendant vingt ans les vagues de froid s’étaient succédé, alternant avec des étés torrides  ou des déluges insensés. On appela cette période " le petit âge de glace". Dans cette marée de misère que furent les dernières décennies du règne de louis XIV, le paroxysme fut l’hiver 1709 1710 qui après avoir essuyé un été déplorable et des récoltes d’une effroyable maigreur,  notre région fut ensevelie dans un froid démesuré. En ce mois de janvier 1710, le ciel restait d’un bleu accablant, et déversait sur la terre une chape de froid. Il n’y avait pas de neige, mais nuit après jour la froidure pénétrait dans les terres compromettant tout ce que les paysans avaient semé. L’hiver passé les vignes avaient gelé et cet hiver là ce furent les blés qui succombèrent. Dans les forêts les arbres se fendaient et dans les caves le vin à son tour se pétrifiait. Le froid intense paralysait la vie publique, il s’en suivit une effroyable disette. On avait renoncé à enterrer les morts, les cadavres s’alignaient dans les granges en attendant qu’il fut possible aux fossoyeurs d’entamer le sol des cimetières. La rivière était gelée, la navigation paralysée, les routes désertées on ne pouvait plus rien espérer de nulle part. Toutes réserves furent rapidement épuisées et on en vint à faire du pain avec des racines de fougères quand on pouvait les déterrer et de cette famine résultèrent de nombreux brigandages vols ou assassinats. Dans certains cantons le tiers de la population disparut au cours de cet hiver. 

img167.jpg

 retour à ANICOM & patrimoine

 

Festilivres 2018 affiche