Monéteau, notre HISTOIRE

L'histoire locale avant l’an 1000

Il y a fort longtemps, les hommes étaient "prédateurs". Pour subsister, ils chassaient et pêchaient ; ils se regroupaient en petites communautés qui se déplaçaient le long des cours d'eau en s'abritant sous des cabanes construites sur les berges. Ces hommes deviendront ensuite "producteurs". Leur société primaire se développe et se diversifie ; l'élevage, l'agriculture et l'artisanat apparaissent alors dans la région (céramique, tissage...).

De "prédateurs nomades", ils deviennent "producteurs sédentaires" attachés à leur terre et à leur production, source de revenus. Ils vont s'établir en villages où les cabanes cèderont la place à des maisons en bois édifiées sur des soubassements de pierre.

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Monasterium

De tous temps, les cours d’eau ont été les premières voies parcourues par l’homme et c’est sur leurs rives que se sont donc établies les premières tribus. A la faveur de cet avantage, Monéteau, sur les bords de l’Yonne, a vraisemblablement dû attirer l’attention des premières peuplades qui vinrent se fixer dans la contrée.
En dehors du poisson fourni par la rivière, les habitants pouvaient trouver une alimentation facile dans cette plaine fertile.
En cas d’invasions ou de surprise, deux gués très rapprochés permettaient de passer vivement d’un coté à l’autre de la rivière et le Thureau du bar avec sa vaste forêt qui descendait jusqu’au bas de la vallée, réservait aux fuyards un asile prompt et assuré. Ces deux gués situés à chaque extrémité de la courbe que décrit l’Yonne formaient des moyens de communication qui ont rendu de très grands services dans la suite des temps. Le premier de ces passages était en amont du village "le gué de l’épine" et le second en aval s’appelait "gué de Thizouailles". Cette importance stratégique n’a pas échappé au premier occupant du pays et on a tout lieu de croire que, dès l’époque gauloise, un village s’est formé à cet endroit ...


Les documents les plus anciens se rapportant d’une manière certaine à Monéteau datent du 30 juin 853. Mais, impossible de parler de Monéteau sans parler de l‘abbaye Saint Germain.
En ces temps reculés les monastères devinrent refuges de la science, de l’étude et rempart de la civilisation. Pour ce motif, ils s’attiraient la protection du pouvoir royal.
A côté de ces églises urbaines qui se livraient plus particulièrement à l’étude et à la prière, l’Eglise fondait dans les campagnes des établissements qui n'avaient d'aure but que celui d’approvisionner la "ville centre" (...) : c’étaient en quelque sorte des "colonies agricoles" de périphérie où des moines partageaient leur temps entre les exercices religieux et le travail manuel. Leur occupation principale était de défricher des bois, assécher les marais, labourer les terres et rendre à la culture les régions que les guerres incessantes et les invasions des siècles précédents avaient converties en déserts.
Les religieux étaient détachés dans des petits établissements, prieurés, pour se livrer à ces travaux et civiliser, par leur exemple et leurs leçons, les habitants de la campagne.
C’est à l’un de ces établissement religieux que Monéteau doit son nom MONASTERIUM qui signifie PETIT MONASTERE.


Pas encore d’église Saint Cyr, tout au plus un bâtiment et quelques agriculteurs qui défrichent et cultivent la terre de ce coin de Bourgogne pour le compte de la grande abbaye Saint Germain alors très puissante et dont la  renommée s’étendait dans toute la Gaule.
 

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