Eglise St Cyr

 

L'Eglise Saint Cyr, témoin séculaire des générations passées

Surélévation de l’autel par un plancher et rattrapage des niveaux, réfection du clocher, rénovation des enduits et de l’appareillage, adjonction d’une lustrerie de style, chauffage de l’édifice, mise en valeur du banc d’œuvre… c’était en 2003 la dernière rénovation de l’église de Monéteau dédiée à st Cyr et sa maman Julite ; des martyrs d'Anatolie, terre située bien loin de Moneteau en Turquie Orientale. 

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Mais au fil de l’histoire, n’y aurait-il pas eu d’autres rénovations ? 

  L’église de Monéteau faisait partie de St Germain l’un des chapitres les plus riches de France ( 51 Chanoines et plus de 15 communes ). En plus de ses privilèges,le chapitre jouissait depuis des temps immémoriaux du droit de patronage. Une prérogative d’ordre religieux qui lui permettait de percevoir les dîmes des paroisses. Mais ce droit de patronage entraînait pour lui certaines charges dont la construction des églises. 

 Ainsi au XIIe siècles les chanoines d’Auxerre durent faire bâtir à leurs frais le chœur de l’église de Moneteau. Un chœur qui malgré la simplicité de sa construction  ne manquait pas de cachet architectural. De style ogival il se compose de deux travées : celle du fond qui forme le chevet et se termine par un mur droit percé de trois ogives. (Celles-ci ont pour particularité que les deux ouvertures latérales ne présentent que la moitié d’un arc dont la pointe vient buter sur le montant intérieur. )
Le clocher fut construit en même temps que le chœur et adossé à la seconde travée. C‘est une tour quadrangulaire dont les murs font à la base 1, 15m d ‘épaisseur. Il ne reçoit le jour que par deux baies hautes et étroites s’évasant à l’intérieur en une large embrasure. A l’étage supérieur, au beffroi, des fenêtres géminées s’ouvrent sur les quatre faces et deux ouvertures en forme de trèfle apparaissent dans les pignons. Suivant une disposition assez rare en Bourgogne le toit se termine en bâtière.
Alors que le chapitre, qui possédait en outre  la cure (et nommait  le curé), œuvrait pour le chœur, la communauté paroissiale avait alors la charge de la construction de la nef. Mais cette nef offrait un aspect misérable, car le chapitre encaissait tous les bénéfices de la paroisse . Au XVIIe siècle suite à un procès verbal la paroisse fut obligée de relever la nef en grande ruine. Et c’est  en 1864 qu’elle fut refaite  dans le style du chœur  offrant ainsi a l’édifice une homogénéité.  Entre la nef et le chœur un arc triomphal permettra par la suite une rallonge du bas-côté sud pour pouvoir créer l’autel de la vierge dont le culte s’est renforcé au fil du temps.  L’ église ne fut  réouverte au culte qu’au XIXe après de grandes transformations (dont les vitraux réalisés par les maîtres verriers Vessières de Seignelay). Avant le XVIIe toutes les églises étaient peintes même les plus modestes,.. au Moye
 Age on avait le  blanc en horreur. La peinture comme le vitrail ou la sculpture avait alors pour but d’enseigner et d’édifier les fidèles. Notre église avait très certainement été ornée de peintures murales à base d’ocre,( matériau présent dans l’auxerrois) Il en reste un petit fragment dans le chœur. 

L'Eglise est devenue propriété communale en 1905 par suite du vote de la loi organisant la séparation des pouvoirs Etat-Eglise. Depuis cette date la commune a charge d'entretien du bâtiment. Elle fut partiellement restaurée en 1910 puis entre 1970 et 1980 la commune modernisait l’éclairage intérieur, adoptait l’électrification de la sonnerie de la cloche et parallèlement restaurait le presbytère. … et enfin, l’église était totalement rénovée en 2003

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A voir dans l'église, Le banc d'oeuvre , Marquis De Valdahon , FERNAND PY

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